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Colloque Sciences infirmières-Faculté de Santé publique à l’UPA

Le Département des Sciences infirmières-Faculté de Santé publique à l’Université Antonine (UPA) a, en collaboration avec l’Ordre des Infirmiers (es) au Liban, inauguré ce matin les travaux de son Vème colloque international intitulé « Education pour la santé : Rôles et responsabilités des professionnels de santé », tenu sur le campus principal de Hadat-Baabda. Etalé sur une journée, le colloque qui a rassemblé des intervenants en provenance de Belgique, de l’Amérique du Nord et du Liban, a été inauguré en présence de Mme Helen Nouwayhed chef de l’Ordre des Infirmiers (es) au Liban, RRPP Germanos Germanos recteur de l’Université Antonine, Joe Bou Jaoudé secrétaire général, Antoine Aziz administrateur financier, MM. Antoine Yazigi vice-recteur aux Affaires académiques et internationales, Gaby Moukarzel doyen de la faculté de Santé publique, Mme Mona Nehmé directrice du Département des Sciences infirmières ainsi qu’une foule des professionnels du secteur de la santé, d’enseignants et d’étudiants. L’hymne national puis mot de bienvenue de Mme Mona Nehmé directrice du Département des Sciences infirmières qui a expliqué que ce colloque vise par ses interventions, à promouvoir la santé et la qualité de vie, à aider à la réflexion scientifique par la recherche pour l’adoption de comportements favorables, à éclairer sur les rôles de professionnels de santé notamment sur les compétences infirmières et surtout à sensibiliser le grand public pour développer la prévention en se basant sur l’éducation par la santé. A son tour, Dr Gaby Moukarzel doyen de la faculté de Santé publique a estimé que l’éducation à la santé est un processus continu et interminable dont les défis et les enjeux se multiplient. C’est ainsi qu’il a invité l’ensemble des acteurs du domaine à le considérer dans une perspective à long terme de développement des capacités individuelles et collectives pour assurer l’amélioration de la longévité et de la qualité de vie. « L’éducation à la santé ne doit pas se contenter d’une information sur les risques, étape de sensibilisation nécessaire, mais s’assigner au moins comme objectif de provoquer chez les individus des modifications notables d’opinions et d’attitudes (…) a-t-il encore souligné. Mme Helen Nouwayhed chef de l’Ordre des Infirmiers (es) a pour sa part, considéré qu’aujourd’hui, le besoin pour des infirmiers dotés d’un haut niveau de formation, d’humanité, de sens de responsabilité et de culture sociétale se fait ressentir de plus en plus. Revenant sur la mission des professionnels du secteur de la santé, elle a rappelé que le rôle premier de ces derniers consiste à consolider la santé et améliorer le bien-être des individus et à leur donner les moyens et les informations nécessaires susceptibles de leur permettre de prendre soin de leur santé. Mme Nouwayhed a par ailleurs souligné l’importance d’investir dans la prévention, étape décisive dans l’éducation à la santé. Prenant la parole en dernier chef, RP Germanos Germanos recteur de l’UPA a assuré que le choix du thème du colloque non seulement « répond à un besoin pressent dans notre société qui, selon ses termes « vit une crise au niveau du système de l’éducation » mais s’inscrit aussi dans une politique plus large, à savoir celle de l’Université Antonine qui tente de donner des réponses et proposer des solutions à toute cette crise pluridimensionnelle. « C’est une crise qui nous interpelle et nous pousse à découvrir les besoins de notre monde, les définir, les analyser pour les traduire en exigences éducationnelles et pouvoir, en fonction, transmettre un savoir-faire mais surtout un savoir-être à notre jeunesse, à nos familles, aux formateurs-éducateurs et aux responsables des biens publics » a-t-il avancé. Evoquant les multiples aspects que revêt la crise du secteur de l’éducation à la santé, le père Germanos a tenu à assurer que l’UPA accorde une importance particulière au secteur de la santé et cherche à promouvoir cette dernière par le biais de sa faculté de Santé publique, de par ses départements des sciences infirmières, de physiothérapie mais aussi avec son Institut d’Education Physique et Sportive, ou son Institut de Prothèse dentaire. Rappelant que l’université ne cesse d’œuvrer entre autres pour développer la recherche et la mise en place de nouvelles spécialisations, il a annoncé qu’elle compte implanter prochainement la faculté de santé publique sur les campus de ses branches afin de promouvoir la santé dans les régions reculées du pays. A noter que le colloque s’est terminé par la remise par l’Ordre des Infirmiers de 4 unités de formation aux participants.