Au Liban

Là où il se trouve, de par sa vie et son ministère, le moine Antonin garde en mémoire sa mission : de rappeler constamment au peuple de Dieu qu'il est en marche, en pèlerinage vers le Royaume.
A partir des monastères fondés, lieux de prière et de vie fraternelle, les moines antonins partent en mission non seulement dans toutes les régions du Liban mais aussi au-delà des frontières du Pays.
La plupart des monastères de l'Ordre Antonin Maronite ont été ainsi construits, ou élargis, par les moines eux-mêmes, comme cela est rapporté dans les différents documents conservés dans les Archives Historiques de l'Ordre. Quant à la répartition de ces monastères dans les différentes régions, elle constitue un indice évident relatif aux objectifs de l'Ordre et de sa mission religieuse.

Autres


   Un renouveau liturgique

Se voulant fidèles aux enseignements de leurs Pères fondateurs, en particulier au Patriarche Blouzani, les moines Antonins ont su préserver l'originalité des rites maronites tout en les réactualisant au fil des années.
C'est ainsi qu'en 1889 l'Abbé Supérieur Général Emmanuel Baabdati fit appel, à ce but, au choriste, le Père Girgis Aziz (dit Al-Jezzineh), élève du professeur Emile Boutek d'Alep.

A son tour, le Père Boulos Achkar, lui-même élève du P. Al-Jezzineh, après des études approfondies en musique sacrée en Italie et en France, publia nombre d'ouvrages notamment "La musique Orientale". De retour au Liban, il déployait ses efforts en vue de la création de choeurs dans les paroisses et des chorales dans les écoles ; outre les nombreuses publications musicales notons "Les Psaumes chantés", "Les chants Syriaques" et " La Joie véritable".

Poursuivant ses efforts dans le domaine de la musique sacrée, l'Ordre Antonin a très vite créé à ce but Le Conservatoire de musique à Baabda, puis l’Institut de musique au sein de l’Université Antonine.


  Pastorale   


   La Pastorale

Tout au long de l'histoire de la communauté maronite, les moines Antonins ont su rester les pasteurs exemplaires au service de la mission qui leur était confiée de par l'annonce de la parole de Dieu.
L’Ordre Antonin se voit confier le service de plus de trente paroisses au Liban et à l'étranger grâce à ses formateurs et à ses accompagnateurs des fidèles.

Sans aucun doute, un des premiers fruits de ces efforts, fut la création du Centre d'Etudes et de Recherches Orientales (CERO) qui édite nombre de publications pastorales et spirituelles à l'intention des fidèles de tout âge.

Quoique les Pères fondateurs n'aient pas abordé l'expansion de l'Ordre en dehors des régions libanaise, les guerres successives qu'a connues le pays, en particulier depuis 1840 jusqu’à la dernière guerre du Liban, ont dispersé ses fils dans nombre de pays: Brésil, Etats-Unis, Canada, mais aussi dans les pays voisins et dans toute l’Europe. Les moines Antonins ont donc été amenés à annoncer la Parole de Dieu et à se mettre au service des libanais émigrés dans plus d’un pays : en Turquie, au Canada, en Belgique, en France, en Australie et en Syrie.

  Education   


   Le travail de la terre

Le travail fait partie intégrante de toute vie monastique et les Constitutions insistent pour que les moines "vivent du travail de leurs mains". Le travail est un service fraternel en vue de la réalisation du bien commun, sans qu’il s’oppose à l'épanouissement de chaque frère dans son unicité.

Dans ce contexte, la dimension agricole et les capacités d’élevage ont naturellement trouvé leur place dans la vie des communautés monastiques, depuis la fondation de l’Ordre. Dans la grande majorité de nos monastères, les terres avoisinantes témoignent du travail assidu et méticuleux des moines qui ont transformé des lots rocheux et arides en des terrains féconds et productifs.

Au cours des années, l'économie évolua et l'agriculture ne permit plus de faire face aux nécessités courantes de la vie quotidienne et de la mission de l’Ordre. Ceci a obligé les moines à diversifier leur travail manuel, tout en sauvegardant, au moins dans un nombre non négligeable de nos monastères, la tradition agricole et surtout la production des fruits, des dérivés des olives, des produits laitiers, des vins et des spiritueux ....


       


   L’éducation et l’enseignement

Dès le début, nul doute que l'éduction et l'enseignement furent parmi les premiers objectifs de la mission que s'est fixé l'Ordre Antonin pour le service de l'Eglise et de l'homme au Liban. Ainsi en témoignent les nombreuses écoles des monastères (Mar Chaaya, Jezzine, Baabda, Nammoura, etc.) mais aussi l'Imprimerie Antonine et la revue Kawkab Al Barriyya (Astre du désert) du début du XXème siècle.

L'école St. Joseph à Baabda, se développant pour devenir le Collège Antonin, une des premières institutions pédagogiques du pays, devait servir de point de départ à la fondation de plusieurs autres instituts scolaires et techniques.

Citons l’Université Antonine - Baabda - Hadath, ainsi que plusieurs écoles et établissements éducatifs groupant plus de 6000 élèves dans toutes les régions libanaises: Collège Antonin à Haoûch Hala - Rayak dans la Békaa, Ecole Notre Dame de la Delivrance, à Mina - Tripoli, Ecole Notre Dame à Hasroune, Ecole Saint Georges à Baouchrié, l’Ecole Internationale Antonine à Ajaltoun, l’école Antonine à Talabaya - Békaa et l’ Ecole technique Saint Joseph à Marjeyoun - Sud. Le travail de coordination de ces centres éducatifs est parfaitement assuré par le Bureau Pédagogique Antonin.

Ces établissements sont tenus par des moines Antonins formés et spécialisés dans les domaines éducatifs et culturels. Sans oublier les efforts déployés par l'Ordre dans le cadre de la catéchèse et aussi du travail social à l’exemple de l’Association Justice et Miséricorde (AJEM) qui oeuvre, depuis 1996, dans les prisons et auprès les personnes marginalisées.


  Le travail de la terre