Saints patrons de nos couvents

Antoine le Grand  
 

Antoine le Grand , ce nom est un prénom français dérivé du latin Antonius, un vieux nom de famille romaine d’étymologie inconnue qui signifie «au- dessus de tout éloge » ou « très digne de louange », ou aussi « d’une valeur inestimable ». Ce fut dans cette terre d’Egypte que naquit, au milieu du troisième siècle, vers l’an 251 a .p JC, le patriarche des anachorètes à Come, près d’Héraclée, entre la Basse-Egypte et la Thébaïde sous l’empire de Dèce.

On admirait en lui une maturité de sagesse, une modestie, une retenue, une obéissance une soumission une douceur que l’on rencontre toujours rarement chez les enfants de son âge. Malgré les heureux avantages qu’il possédait la noblesse et la richesse, il ne consentit point à  s’engager et à aspirer aux honneurs du monde et aux faveurs de la fortune. Il avait un peu plus de dix-huit ans lorsque ses parents s’endormirent dans le Seigneur. Antoine avait vingt ans lorsqu’il entendit lire, à l’église, les paroles de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens suis-moi. »  Antoine Aussitôt Antoine vendit ses biens, donna une part de ses biens à sa sœur et le reste le distribua aux pauvres. Mais l’évangile pris à la lettre va l’emmener plus loin. Entrant à l’église une autre fois, il va entendre le Seigneur lui dire : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s’inquiètera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.» . Ne supportant pas ses paroles, il sortit et distribua même la part de sa sœur aux gens, et confia sa sœur à des vierges connues et fidèles pour y être éduquée.

Quant à lui, il eut à soutenir des tentations innombrables de la part des démons Durant toute cette longue tragédie, Dieu n’a jamais abandonné son serviteur. Il est mort le dix-sept janvier de l’an 356 de 105 ans. En 561, sous l’empereur Justinien, ses ossements furent transférés avec solennité en l’église de Saint Jean Baptiste à Alexandrie. Puis, plus tard à Constantinople. Le prince Jocelyn a ramené en France les restes d’Antoine et les a déposés dans l’Abbaye de l’Isère qui porte son nom.