Saints patrons de nos couvents

Le moine Saint Isaïe
 

Les religieux Antonins sont connus, depuis leur première existence, comme des disciples de Saint Isaïe. Il ne s’agit pas du prophète Isaïe, mais d’un saint moine, né vers 351a Alep, d’une famille riche et noble. Son père Somachus était administrateur de la ville à l’époque du roi Constantin. Le couple, charitable et bienfaisant, était stérile et ne cessait de prier Dieu pour avoir un enfant. Au bout de dix ans ces prières furent exaucées. Un fils naquit auquel on donna le nom d’Isaïe.

L’enfant grandit dans l’amour des vertus, spécialement de la chasteté. Il avait en secret voué sa virginité au Seigneur. Avant son mariage il se mit d’accord avec sa fiancée pour rester chastes tous les deux. Elle entra dans un monastère et  Isaïe devint disciple de Saint Eugène qu’il suivit sur la perfection évangélique et de la prédication.

Somachus son père, qui l’avait recherché partout, le trouva par inspiration divine au monastère de Saint Eugène, ce qui lui causa une grande joie. Isaïe vécut longtemps dans cette communauté monastique, mais un jour il se retira au sommet d’une montagne pour y vivre en ascète. Dès lors il consacra sa vie à l’adoration dans le silence, la prière, la méditation et le travail.

La réputation de son ascétisme, de ses vertus et de ses miracles se répandit bien vite dans la région. De partout on venait à lui pour demander des guérisons physiques et morales. Craignant d’être gagné par l’orgueil il se réfugia dans la ville de Nisibie où il vécut dans une petite cellule au bord de la rivière. Puis il se transporta dans le désert de Palestine pour y vivre en ascète. Plusieurs de ces disciples l’y suivirent. Il leur construisit des cellules a l’entour de la sienne, leur fixa une règle et leur enseigna la prière, le silence et l’austérité.

Un soir, alors qu’il était en méditation, il eut une vision qui lui apprit qu’il allait quitter ce monde dix jours plus tard. Effectivement Isaïe mourut au bout de ces dix jours, pendant le mois d’octobre de l’an 440. Il avait 89 ans. Son corps fut enseveli au monastère de Kortamain, à côté du village de Medyat, en Turquie.